Le label Passivhaus : une référence en matière de construction durable

1 Avr, 2025

Il est indéniable qu’aujourd’hui, les enjeux liés à la crise climatique influencent de manière omniprésente les décisions de tous les acteurs de la gestion d’actifs. En plus de certaines réglementations ayant vu le jour, telles que le dispositif Eco Énergie Tertiaire, différents labels permettent aussi aux maitres d’ouvrage de s’appuyer sur des critères ambitieux qui répondent davantage aux attentes de réduction des consommations énergétiques.

Qu’est-ce que le label Passivhaus ?

Le label Passivhaus ou Maison Passive a été développé dans les années 1990 en Allemagne. Son objectif : motiver la construction de logements énergétiquement efficaces. Depuis sa création, le label a étendu sa notoriété et est considéré aujourd’hui comme l’un des plus rigoureux. Ce label vise à limiter la consommation des actifs en les rendant plus sobres et à permettre, si nécessaire, de répondre aux besoins énergétiques des occupants avec une production décarbonée. Au fur et à mesure des années, des modifications ont pu être apportées, comme l’intégration du climat local et les différents types de construction, afin d’être le plus adaptées possible à l’ensemble des situations.

Quels critères pour obtenir une labellisation ?

Tout d’abord ce label ne concerne que les logements. Une fois la décision prise par le maitre d’ouvrage de bâtir un bâtiment passif, différents critères doivent être respectés avant d’obtenir la labellisation Passivhaus :

  • Le besoin en chauffage de l’actif ne doit pas dépasser les 15 kWh/m²/an.
  • La consommation totale en énergie primaire non renouvelable doit être inférieure à 120kWh/m²/an.
  • L’étanchéité du bâtiment doit être inférieure ou égale à 0,6 vol/h.
  • Sa fréquence de surchauffe intérieure doit être inférieure à 10% des heures de l’année.

Pour respecter ces critères, une attention particulière est portée à différents éléments techniques :

  • Une isolation thermique performante permettant de garantir l’absence de pont thermique et limitant les pertes de chaleur.
  • Des menuiseries, presque toujours en triple vitrage.
  • La ventilation intégrant une récupération de chaleur pour limiter les pertes énergétiques.
  • L’environnement du bâtiment est aussi un élément décisif. En effet, l’orientation du bâtiment permet de maximiser l’exposition au soleil en hiver tout en le limitant en été.

Différents niveaux de labélisation ont pu être créés permettant aux projets les plus ambitieux de sortir du lot :

  • BaSe bâtiment sobre en énergie : Dans l’objectif de saluer les efforts qui sont produits lors de la construction et réalisation des différents projets, un niveau de labélisation mois rigoureux a pu être créé. Pour pouvoir prétendre à cette labélisation, 2 critères évoluent. Les logements doivent avoir un besoin en chauffage ne dépassant pas les 30 kWh/m²/an et la perméabilité à l’air de l’enveloppe devra être inférieure ou égale à 1vol/h.
  • Le bâtiment passif EnerPHit Classique : ce niveau est atteint une fois que les critères listés précédemment sont validés.
  • Le bâtiment passif EnerPHit Plus : Pour atteindre ce niveau de labellisation le bâtiment devra répondre aux standards de l’EnerPHit Classique et être en capacité de produire au minimum 60 kWh(m²a) d’énergie.
  • Le bâtiment passif EnerPHit Premium : Pour atteindre ce niveau de labellisation le bâtiment devra répondre aux critères de l’EnerPHit Classique et être en capacité de produire au minimum 120 kWh(m²a) d’énergie renouvelable.

Les défis et limites du label

À travers les standards ambitieux que souhaite mettre en place ce label, les coûts de constructions alloués à ces projets seront probablement plus importants que pour ceux d’une construction dite « classique ». De plus, la conception demande des compétences plus approfondies et pourra peut-être limiter la création de tels programmes pour certains acteurs. Toutefois, en offrant aux futurs occupants de nombreux avantages, cette option ne peut être écartée. En effet, l’amélioration du confort thermique et acoustique, la réduction des consommations énergétiques ainsi que la durabilité des actifs définissent ce label comme un réel investissement sur le long terme, capable de répondre aux attentes énergétiques toujours plus rigoureuses tout en assurant un certain confort à ses occupants.

Les différents labels évoqués sont des labels d’excellence énergétique. Via la réalisation d’audits énergétiques, tbmaestro est en mesure de proposer des actions vous permettant de vous rapprocher de ces objectifs ambitieux de consommation énergétique.

L’identification des gisements possibles, via des ambitions fortes sur les réhabilitations neuves et/ou nouvelles constructions, est également un moyen de spécifier une trajectoire énergétique, qui peut être identifiée comme ligne directrice d’un SDIE.


Mots clés : Label énergétique, Label Passivhauss, Réduction des consommations énergétiques, Construction durable, Consommations, Énergie, Sobriété

Date d’article : 01/04/2025

Rédacteur :

Consultante tbmaestro - photo article

Sources : 

https://www.passiv.fr/spip/IMG/pdf/-3.pdf

https://re-2020.tech/passivhaus-label-maisons-passives

https://www.projetvert.fr/labels-energetique/label-passivhaus/

https://citae.fr/actualites/definition-label-passivhaus/

https://lamaisondupassif.fr/labellisation/#intro

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